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23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 11:20

Bonjour les amis !

De retour sur les blogs, je tenais aussi à vous informer que je déplace le mien sur la nouvelle plateforme d’Overblog ! J’ai eu un peu de mal à m’y faire, mais les possibilités de personnalisation du design et la peur que l’ancienne version soit supprimée pour de bon m’ont décidée !

Retrouvez-moi ici : Mini-Bulle :)

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 19:13

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Bonsoir à tous et à toutes !


Presque deux mois sans rien publier… Pourtant je pense souvent à vous, et aimerais lire vos écrits. Le temps me manque pour tout, j’aimerais faire tellement de choses !

Je posterais probablement un texte bientôt, et j’essayerais de passer sur vos blogs.


Merci à ceux qui me suivent encore, malgré tout ce temps :)

Bon week-end !

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 11:08

Je sais que ce texte est très loin d'être parfait, mais je ne veux pas le modifier. Et j'avais besoin d'écrire cette petite histoire... Bonne lecture !

 

 

 

Être chômeur dans une grande ville comme celle-ci, c’est presque un travail. Presque parce que je suis pas payé, ou alors en cacahuètes. Mais bon, je suis un peu coursier, psychologue, déménageur, garde-malade, écrivain public… Tout dépend de la clientèle. Et une fois la journée finie, après m’être occupé autant que possible à diverses activités, je me détends dans le bus. Sauf certains soirs où la ligne est envahie par une horde de préadolescents plus bruyants que l’orchestre philarmonique de Moscou. Mais bien moins harmonieux. Là, pas moyen d’être tranquille ou de lire. Alors je prends mon mal en patience et me contente d’observer ces visages plus ou moins familiers en silence. Parfois, comme ce soir, il y a ce petit garçon roux dans le car. Je le vois depuis quelques mois, il a surement commencé à aller au collège en septembre ce qui lui fait quoi ? Dix, onze ans ?
On lui donne pas plus en tout cas, il a une vraie bouille de chérubin ! Ses taches de rousseur n’aident pas, et ne parlons pas de ses joues rondes ; il a vraiment l’air innocent. Quand je vois ces sales gamins se moquer de lui j’ai qu’une envie : leur casser la figure. Mais je suis trop vieux pour jouer aux héros sans créer des problèmes du même coup. Je la ferme donc et sourit au petit, qui semble ne se rendre compte de rien. C’est un brave gosse, ça se voit tout de suite. Timide, poli, respectueux, et tout et tout. Ya si peu de jeunes qui sont comme lui depuis quelques années, la plupart sont des connards en puissance.
Moi et le petit rouquin, on descend comme toujours au même arrêt. Je remarque aussi qu’Hector et sa bande sont là, à attendre je ne sais quoi. Hector est sympa, même s’il n’est pas très malin ni motivé à trouver du boulot… Comme la plupart des trentenaires un peu perdus de notre quartier, il se confie à moi quand il a des problèmes. On est amis, je l’aime bien.
Je lui fais un signe de tête ainsi qu’à ses compères et fonce vers mon appartement en sous-sol. Je crève la dalle, faut dire qu’il est déjà dix-neuf heures aussi ! Arrivé dans mon antre, je mets directement une boîte de petits pois carottes à chauffer et allume la vieille télé. Elle a seulement six chaînes mais elle marche encore, c’est tout ce qui compte. Alors que j’allais m’installer tranquillement près du poste pour déguster ma pitance, mon téléphone portable - une antiquité de chez Nokia - se met à sonner. Hector. Ben tiens, c’est assez inhabituel ça. Je décroche le plus rapidement possible et réponds, regrettant déjà mes petits pois.

- Oui ? Qu’est-ce qu’il t’arrive mon pote ? »

- Dominique, il faut que tu viennes ! Tout de suite ! »

- Quoi ? Où ça ? »

- Devant le kebab à Saint-Vincent ! Vite !! »

Aussitôt dit aussitôt fait, je repars en vitesse vers le lieu de rendez-vous, sans vraiment savoir à quoi m’attendre. Les flics qui leur cherchent des noises ? Je vois pas en quoi ça me concernerait… Un des gars qui fait un coma éthylique ? Ça, ça serait pas une première ! Enfin je serais bientôt fixé, je cavale justement à l’angle de la rue où je dois retrouver Hector. J’arrive essoufflé et distingue le groupe qui forme un cercle, paniqué comme un seul homme.

- Alors les gars, il se passe quoi ici ? »

Certains sursautent, j’entends un petit gémissement et Hector se précipite vers moi. Il a les yeux exorbités et des taches de sang sur son sweat-shirt  des Chicago Bulls. Il m’attrape direct par les épaules, serrant bien trop fort à mon goût et vocifère :

- Putain Dominique c’est pas de ma faute il faut que tu me croies ! C’était une erreur, on voulait pas lui faire de mal ! J’ai rien fait, mais faut que tu me sortes de cette merde… »

Pris de court par l’attitude déconcertante de mon ami, je me tourne vers le centre de toutes les attentions et découvre avec stupeur un petit corps recroquevillé. Je murmure un non presque muet, ayant déjà compris de quel problème Hector parlait. Sur le sol froid du la ruelle mal éclairée gît l’adorable rouquin de toute à l’heure. Sauf que cette fois une mare de sang s’écoule de son abdomen. Je pousse le grand type qui se tient entre lui et moi sans aucun ménagement et m’accroupis près de l’enfant. Il n’a plus de pouls, se vide de son sang par terre. Je n’ai jamais eu aucune connaissance en médecine mais il ne faut pas être diplômé pour voir que c’est un cadavre que j’ai sous les yeux. Un couteau à cran d’arrêt est aussi là, plein de sang lui aussi. J’explose :

- Qu’est-ce que vous avez fait bordel ?! Quelqu’un a appelé une ambulance ? »

Les hommes du clan se regardent entre eux, hagards. Hector est en train de vomir contre un mur, je l’entends sangloter entre deux haut-le-cœur. Moi non plus je n’en mène pas large, ne sachant trop si je dois appeler les flics ou le SAMU… C’est trop tard pour le petit, mais que dire de ces grands types qui se tiennent derrière moi ? Je n’ai pas compris la situation, je ne sais pas qui a attaqué le gosse ni pourquoi mais une chose est sûre, il est mort. Il est mort et il y a un assassin derrière moi.

- Répondez bon sang ! Qui a tué ce gamin ?! »

Jamais j’ai vu les membres de ce groupe dans cet état, on croirait une compagnie de Jeannette. Ces mecs costauds qui font tous trois têtes de plus que moi ont l’air tous petits, certains sur le point de tourner de l’œil, d’autres en train de pleurer… J’ai bien envie de chialer moi aussi, mais ça ferait qu’emmêler encore plus cet écheveau d’emmerdes. Je sais pas quoi faire, alors j’agis sans trop réfléchir. Je retire ma veste et mon pull, arrache Hector à son mur et lui tend les vêtements. Lent à la détente comme il est, il ne comprend pas ce que je veux.

- Donne-moi ton sweat-shirt, enfile ça et barrez-vous. Tirez-vous tous et ne revenez pas, faites quelque chose de vos vies bande de petits cons ! »

Ils font ce que je dis et quelques secondes plus tard je me retrouve seul. J’enfile le sweat-shirt bien trop grand pour moi, le cœur battant la chamade. Mais bon Dieu qu’est-ce qu’il s’est passé ? Je regarde l’enfant sans vie et l’envie de pleurer revient. Cette fois je peux pas retenir les larmes, nombreuses et salées. J’avais jamais vu un cadavre avant, le choc est brutal. Lentement, je recule pour mettre de la distance entre tout ce sang et moi et m’adosse contre un lampadaire. Je vais appeler les flics et attendre leur venue. Quand ils seront là, je sais pas ce que je vais leur dire. Peut-être qu’en entendant les sirènes je vais me pisser dessus et partir en courant mais je crois pas. Pour l’instant je veux rester avec ce gentil gamin, qui est apparemment mort pour rien… Je peux pas le laisser seul comme ça.
Ce soir je me suis trouvé un vrai travail dans cette grande ville. Je suis devenu l’ange gardien de quelqu’un qui a fait une erreur, j’espère que ça en valait la peine.

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 15:20

Bonjour ami(e)s lecteurs(trices) !
Un minuscule article pour vous faire mes excuses de mes récentes absences. Le problème est que je suis très occupée en ce moment à la fois par les cours, les recherches d’emploi et la préparation d’un concours de nouvelles !


Celle-ci me prend beaucoup de temps, j’en suis à 30 000 caractères avec espaces (le minimum étant de 20 000, je suis déjà bien avancée ^^) !
J’ai mis longtemps, mais j’ai lu et répondu à tous vos gentils commentaires :) Cependant, avec le manque de temps et le fait que je n’ai pas internet aussi souvent que je le souhaiterais, je ne pourrais jamais être si active sur la « blogosphère » que le l’étais durant l’année précédente (eh oui, dans exactement une semaine, mon blog aura un an !)…


Je vais donc ralentir ma fréquentation au fur et à mesure, mais vous l’avez surement remarqué. Je suis désolée de faire ça, mais je vais me désinscrire de toutes les newsletters auxquelles je suis inscrite. Ce n’est pas par manque d’intérêt, au contraire ! Tous vos blogs me plaisent à leur façon, j’aime l’imaginaire de Louv’, les escapades d’Esclarmonde, les récits de Mony, l’originalité d’Eva, les pensées de Carole, les photographies de Laudith, la poésie de Cathy et celle de Cronin, les chroniques de Manu, les articles toujours variés de Jonas, la philosophie de Nathanaël, la sensibilité de Noctamplume, la douceur de Martine, les rimes de Paradisalia, les pensées de Yume… Et tant d’autres !

Je viendrais vous lire aussi souvent que possible, sachez que je ne vous oublie pas et apprécie beaucoup ce que vous faites !


Si vous le souhaitez, vous pouvez aussi me suivre sur ma page Facebook : AnaisAimeEcrire
Merci de m’être si fidèles !

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 22:35

C’est une journée ordinaire dans cette banlieue, sauf que Bernice n’est pas venue au rendez-vous. Au départ les filles ont patiemment attendu, croyant à un simple contretemps, puis elles ont commencé sans leur amie. Au final c’est une bonne chose car elles peuvent parler de leur chère « Bernie » sans retenue ! Elles discutent à bâtons rompus, oubliant que le principe d’un club de lecture est de débattre d’un ouvrage. De toute façon, c’est toujours Bernice qui lit le livre jusqu’au bout, les autres sont plutôt là pour le thé, les biscuits et les commérages. D’ailleurs cette séance-là se déroule chez la « généreuse » Martha. Entendez par là chez la grosse du groupe. Au menu : thé à la menthe poivrée, assortiment de biscuits au beurre, cake marbré, petits chocolats… Un vrai festin, comme d’habitude.
L’hôte amène le dernier plateau avec quelques serviettes en papier et s’assied dans l’un des fauteuils libres.


- Alors les filles, dites-moi tout : quoi de neuf dans vos vies ?
- Toujours à la retraite ! C’est le pied si vous saviez, dit Patricia, la doyenne.
- Oui on a compris Pat, ça fait deux ans que tu nous en rebats les oreilles ! Écoutez, j’ai un vrai scoop, moi !


La femme qui vient de couper la gentille mais un peu agaçante retraitée est Fabienne, une adorable chômeuse de 42 ans. Toujours prête à casser du sucre sur le dos de…de plus ou moins n’importe qui, en fait. Mieux vaut qu’elle ignore tout de votre vie, ou elle trouvera toujours un moyen de broder une ou deux saloperies à votre sujet.


- Donc, devinez qui j’ai vu sortir du sex-shop hier soir ?
- Ne te fais pas mousser et raconte ! rétorque Patricia, un peu vexée.
- La petite Émy et son cher fiancé ! Bras dessus, bras dessous, comme si de rien n’était ! Je vous le dis, cette gamine est en train de mal tourner.


Martha, qui suivait en silence jusque-là, avale un poisson au chocolat et tente de calmer le jeu. Elle invoque la grossièreté de critiquer la fille unique d’une amie lorsque cette dernière est absente, et demande à la commère ce qu’elle faisait dans ce magasin en particulier.


- J’attendais mon bus, qu’est-ce que j’y peux si l’arrêt est juste en face ? Non mais attendez je n’avais pas fini ! Ils fumaient tous les deux, et  je peux vous dire que ce n’était pas des cigarettes ordinaires. Notre Bernie a beaucoup de mal à éduquer sa fille.
- Tu n’as pas d’enfant Fabienne, c’est difficile pour toi de concevoir à quel point c’est difficile, répondit Jeanne. Je pense qu’elle fait du mieux qu’elle peut. Quelqu’un sait pourquoi elle n’est pas là ?


Les trois autres femmes firent non de la tête et sirotèrent leur thé. C’est vrai, Bernice est la seule qui ne manque jamais une séance sans prévenir, elle aime tant la lecture. Dans son coin, Fabienne pense qu’elle a attrapé Émy avec de la drogue et doit gérer ça en premier ; Patricia se dit que c’est un simple oubli (elle-même, ça lui arrive de plus en plus souvent alors qui sait ?) et Martha grignote son biscuit enrobé de sucre. Jeanne observe ses amies et voisines et se dit qu’elles ont toutes trop peu de choses en commun avec Bernice. Elle ne vient pas de la ville, la campagne l’a trop marquée et elle ne s’intègre pas vraiment dans leur petit groupe. Peut-être que la seule chose qui les unit est justement cette proximité, le fait qu’elles habitent dans le même petit quartier de banlieue. Mais Bernice est à part, elle est différente d’elles.
Car ces quatre femmes sont bel et bien des insupportables citadines, se pomponnant pour aller se cloitrer dans la maison d’en face, toujours bien habillées aux frais de leurs maris lassés depuis des années… Sentant le parfum capiteux et le maquillage de premier choix, participant à un atelier de lecture sans avoir même ouvert le bouquin une seule fois.

Jeanne attrape le livre qu’elle a acheté pour rien et le retourne, prend la parole.


- Savoir bien s’entourer est l’une des clés du bonheur. Mais comment reconnaître ses vrais amis ? Si l’amitié est le plus souvent une formidable aventure, source d’énergie et de bien-être, il arrive aussi qu’elle tourne mal : nos amis nous déçoivent, nous abandonnent, nous trahissent, nous nous étions trompé sur leur compte…
Qu’est-ce donc qu’un ami ?


Les quatre bavardes se taisent encore, confuses. Puis une fois la pilule passée, recommencent leurs cancans légers et stupides, sans évoquer leur Bernie. Ne vous en faites pas pour elles, bien d’autres victimes de ragots sont disponibles dans cette petite banlieue ! Le tout arrosé de thé insipide et de biscuits gras à outrance, voilà une après-midi mémorable en perspective pour le quatuor féminin. Pendant les quelques heures qu’elles passeront à radoter et à grignoter, leurs quatre livres traîneront sur la table basse d’un salon « subtilement » décoré. Ces exemplaires des Vrais Amis de Jan Yager ne seront pas ouverts une seule fois ici.
C’est Bernice qui a choisi cet ouvrage, allez savoir pourquoi.
 

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 00:00

Nous avons découvert ces mots cachés dans un des livrets de partitions de Darryl. Jamais il nous avait dit qu’il écrivait, et si on avait trouvé ces essais de son vivant, il nous aurait sûrement étranglé. Maintenant qu’il n’est plus là, il peut plus se venger pour ça… Pardon buddy, mais ces mots ont leur place ici.

 


Darkness everywhere/I’m surrounded by my own demons,

The shadows come right from the inside.

Even if I haven’t drink a single drop for months,

I know that the beast is gonna catch me at the first sight...

Même pas capable d’écrire une putain de strophe. Encore et toujours ce thème de merde qui m’obsède. Je sais pas écrire autre chose, chaque fois que je tente quelques mots je reviens sur ce sujet. Plus j’essaie de m’en éloigner et plus j’y pense. C’est ma madeleine de Proust -c’est pas parce que je suis un rockeur que je suis pas un minimum cultivé- je crois. Une bouteille d’alcool posée sur un bar, une goutte de rhum dans une pâtisserie, un poster Jack Daniels, juste la vision d’une de ces choses peut me rendre dingue. Je me retrouve gosse, à attendre l’arrivée de mon père la peur au ventre. Les nuits où il rentrait pas étaient les plus sereines de toutes ma vie. Parfois même, maman me rejoignait et on dormait ensemble après qu’elle m’ait raconté deux ou trois histoires. Quand le vieux revenait, c’était différent. Il nous touchait même pas, en ce sens j’ai eu du bol, mais sa violence était peut-être encore plus déroutante. Plus cruelle. Rien de beau ne peut être dit là-dessus, alors mieux vaut arrêter tout de suite. Je suis pas mieux que mon paternel, moi aussi je suis dépendant à certaines choses pas toujours très bonnes pour moi. Heureusement, la première de cette liste est la musique ! Le rock m’a sauvé la vie, sans déconner. Sans cette musique parfois un peu sombre mais toujours parfaitement rythmée, j’aurais lâché prise plus d’une fois. Je connais pas grand-chose de mieux pour retrouver le moral que AC/DC ou Guns’n’Roses. Un simple morceau à fond dans les oreilles me faisait toujours un bien fou, c’est ce qui m’a donné envie de jouer moi aussi. Si une de nos chansons peut sauver la journée de quelqu’un, n’importe qui, j’aurais réussi ma vie… 

 

R.I.P Darryl Montenegro, beloved bassist and awesome friend. Or the other way round.

 

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Ce texte est une réponse au thème Rock'n'Roll, dites-moi ce que vous en pensez !
J'espère que vous avez passé un bon week-end de Pâques, et vous souhaite une super semaine :)

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 14:32

L’ennui était sur le point de me submerger lorsqu’une enveloppe glissa du livre que je feuilletais. Je dis feuilleter, car je ne parviens pas à me concentrer sur l’ouvrage qui se trouve entre mes mains. Délaissant ce dernier, je ramasse l’étui rouge puis l’observe. Le papier velouté est doux comparé à la rugosité des pages des « Plaisirs de l'Imagination », je réalise que cette lettre n’a jamais été ouverte. Et qu’elle est destinée à mon mari. L’écriture est pleine et claire, avec cependant des aspects enfantins, par exemple le petit cœur sur le i de Richard, qui agresse mon regard. Quand cette étrange missive a-t-elle été envoyée ? Je retourne l’enveloppe mais n’y trouve aucune date, et le nom de l’expéditeur n’y figure pas. Trop curieuse, je ne résiste pas à la tentation de l’ouvrir. J’arrache la colle avec mes petits ongles et me hâte de sortir la feuille contenant un long message. Là encore, la même écriture agrémentée de ridicules cœurs rouges. Je ne tiens plus et entame cette nouvelle lecture. Au bout d’une dizaine de lignes, je ne peux continuer. Le cœur battant, le front perlé de sueur, je suis atteinte d’une violente nausée. Moi qui recherchais des mots qui me feraient chavirer, qui sauraient me passionner, me voilà servie ! Je jette prudemment un coup d’œil à la date en haut à droite du manuscrit, comme si ces chiffres risquaient de me sauter au visage. Ils ne le font pas, mais leur signification est tout aussi violente. Le 15 juin 2002, Richard et moi étions mariés depuis quelques mois, cette lettre ne pouvait dater de notre lune de miel. Nous avions fait le tour de quelques pays voisins : l’Irlande, le Pays de Galle, l’Écosse… Et pendant que nous visitions le château d’Edimbourg, les landes irlandaises ou la grande ville de Londres, une femme sans cervelle envoyait des mots doux à mon mari. Mais qu’est-ce qui me dit que cette lettre est la première ? Il me semble, en la lisant, que c’est plutôt la dernière. Des tas de questions se bousculent dans ma tête. Et si c’était un canular ? Qui est exactement cette femme ? Pourquoi Richard n’a-t-il pas lu cette lettre, pourquoi la cacher dans un livre romantique ?
Quel terrible défaut, cette maudite curiosité ! Je me renfonce dans le fauteuil moelleux et laisse glisser le papier entre mes doigts. Mes forces m’abandonnent, je le remarque bien. Toutes ces phrases chargées de sentiments, ces récits d’amour et de lubricité m’atteignent beaucoup trop violemment. Jamais je n’ai eu aussi mal, pourtant j’ai déjà perdu père et mère, ce que je pensais être la plus douloureuse épreuve. Je croyais aussi que mon époux m’était fidèle, que seule moi lui offrais ce genre de mots, Je me trompais sur tout.
Je me sens trahie… Comment faire pour ignorer cette longue déclaration de sentiments ? Si seulement ce n’était que ça, mais il y a aussi le récit de quelques rencontres grivoises entre ces deux amants. Ces images ne sortiront certainement pas de sitôt de mon esprit. Alors que des larmes commencent à couler le long de mes joues, Richard entre dans la bibliothèque sans frapper.

- Ah c’est là que tu te cachais ! Bonsoir, comment vas-tu ? »

Il s’avance vers moi, pose la main sur mon épaule et dépose un bref baiser sur ma joue. Ses lèvres s’humidifient de mes larmes, et il remarque l’enveloppe déchirée au sol.

- Qu’est-ce que...? »

Je ne tiens plus.

- Tu as une liaison. Depuis combien de temps ? »

- Ma puce, ce doit être une méprise. Pourquoi tu ne viens pas dans le salon, il fait froid ici. »

- Combien de temps ? »

Pas de réponse. Il se borne dans son silence, alors que je m’enferme dans une colère sourde. Je me lève, comme absente, lui murmure que je lui laisse une journée pour partir et me retire dans notre chambre. Après avoir fermé à clé, je m’effondre sur le lit pour pleurer.
Une simple lettre peut bouleverser toute une vie. Dix années ensemble, tous ces beaux souvenirs à deux, morcelés par cette nouvelle. Il me trompe. Depuis des années peut-être, il couche avec une autre femme. N’est-ce pas là la pire des trahisons ?
Cette question restera lettre morte pour moi. Désormais, je m’attends au pire.

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 13:04

Voici un texte que j'ai co-écris avec Marc, c'est lui qui a eu l'idée du thème de la domination ! On s'est bien amusés à écrire à 4 mains :) ma participation est écrite en police normale, la sienne est en italique.
Passez lui rendre visite :)

 

 

C’était un mardi apparemment comme les autres, qui s’est finalement avéré plus intéressant que prévu. Je balayais le salon alors que Béatrice faisait son shampooing à son client préféré, Marc. Elle l’adore parce qu’il écrit des histoires roses sur son salon de coiffure… Ça la fait rêver, ça, la patronne. Moi je suis plus lucide qu’elle, je sais que ce n’est pas ici qu’il se passera une histoire digne d’Anaïs Nin. C’est ce que je pensais lorsque le couple a franchi la porte d’entrée. J’ai posé mon balai.

En entrant dans le salon, je me sentais tétanisé. Je sentais la main de ma maîtresse me serrant fermement le bras, je ne pouvais pas faire demi-tour. Elle me poussa vers la coiffeuse qu’elle avait choisie, une grande jeune femme aux cheveux sombres ramenés en queue de cheval, au regard curieux. J’osai à peine lever les yeux vers elle, sachant ce qui m’attendait si je m’y risquais.

- Bonjour ! C’est pour monsieur ou madame ? »

- Pour monsieur, je ne fais que l’accompagner. »

Sa voix a résonné dans la pièce, claquante comme un fouet… J’ai entendu : « pour monsieur, je ne fais que le promener. ». Les yeux écarquillés devant une telle autorité, je conduisis l’homme à un fauteuil libre et lui demandai quelle coupe il souhaitait. Quelle surprise lorsqu’il ne m’adressa pas un regard et se tourna vers sa femme ! Elle n’avait pas pris place sur un des sièges de la salle d’attente et se tenait à quelques centimètres de nous. J’étais soudain mal à l’aise par cette proximité, ne m’attendant pas à ça. Toujours de sa voix la plus sèche, elle répondit à la place de son homme.

Surtout ne pas répondre. Surtout ne même pas la regarder. Elle pourrait bien mettre à exécution sa menace, et ordonner qu’on me tonde. Juste me laisser conduire. Comme un mouton qu’on mène à la tondeuse.

- Juste un petit rafraîchissement, ils commencent à se faire un peu longs. »

- Très bien madame. »

Voilà que moi aussi je me soumettais à cette poigne de fer ! Elle était terrifiante ! Son mari baissait constamment les yeux, on aurait dit un chien battu. Je l’amenai au bac pour le shampooing, tout en essayant de m’ôter l’image de cette dominatrice en train de mener le pauvre type en laisse. À la fois hilarant et effrayant. Lors de la douche, la femme se tenait plus à distance et je pus donc l’observer en toute discrétion. Elle était toute aussi impressionnante à distance, je sentais son aura oppressante de loin. Jamais elle ne lâchait son époux du regard, comme une mère louve surveillant ses petits…

Le shampooing est normalement le meilleur moment. Celui où je me laisse aller, où je ferme les yeux pour m’abandonner aux mains de la jeune femme qui me masse longuement le crâne, me débarrassant d’un seul coup de toutes mes tensions. Le moment dont je voudrais qu’il ne finisse jamais… Et qui, cette fois, m’a paru interminable.

Je me suis rapidement mise à couper ses cheveux, ne supportant plus ni les yeux de la dominatrice rivés sur moi de façon inquiétante ni le fou-rire de tous les autres clients. Je les aurais volontiers rejoints mais le cœur n’y était pas, j’étais bien trop stupéfaite par l’étrangeté de ce couple.

La valse des ciseaux à l’entour de mon oreille. Ne pas bouger, ou elle viendrait me maintenir. Ce serait le comble de la honte. Je sentais ses yeux me vriller les tempes, je devinais ses mains prêtes à sévir en cas de faux-pas. Pendant ce temps, les mains de la coiffeuse frôlaient ma joue de leurs ongles électriques. Surtout ne rien laisser voir. Laisser mon trouble se perdre dans les remous de la tondeuse.

Sous mes doigts, je sentais à quel point le crâne de l’homme était chaud. Il tremblait, c’était presque imperceptible mais je l’ai remarqué. Une fois la coupe terminée, mon client se rapprocha de sa conjointe, qui sortit son portefeuille et paya.

Tous les regards étaient rivés sur moi. Heureusement que j’ai appris à ne plus rougir, pensais-je. Après avoir payé la coiffeuse, ma maîtresse se tourna vers moi et d’un regard, m’intima de la suivre. Sa main se resserra sur mon poignet, plus froide qu’une paire de menottes.

 Ils partirent main dans la main et sous les gloussements joyeux de Béatrice et Marc. Quant à moi, je reste bouche bée. Ce spectacle, dont j’ai involontairement fait partie, me trouble encore.

J’avais tort, Anaïs Nin pourrait surement écrire là-dessus.

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 18:20

 

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Bonjour/bonsoir à tous ! Voilà, vous avez encore remarqué que je suis très absente du net en ce moment... J'ai repris les cours et n'ai donc pas pu venir vous rendre visite sur vos blogs, ni publier quoi que ce soit. De plus, j'avais à préparer mon week-end anniversaire :) Je vais donc très bien, j'espère que vous aussi !
Bonne lecture ;)

 

Kilocalories


Sous le jet d’eau chaude, la femme s’oublie un peu. Elle se perd dans l’observation des gouttes s’agrippant à ses cheveux. Semblables à des perles de rosée prises dans une toile complexe, elles lui offrent un beau spectacle. Jackie en oublierait presque ses ennuis, mais seulement presque. Elle se ressaisit, attrape le flacon de gel douche et se sert abondamment. Frotter sa peau en fera peut-être

disparaître les captions, sait-on jamais ! Elle rit jaune à cette pensée idiote. C’est plutôt d’éviter les grignotages intempestifs qui lui ferait retrouver la ligne. Enfin la trouver car, aussi loin qu’elle s’en souvienne, elle n’a jamais été svelte. À 40 ans passés, elle pèse 90 kilos… Pas encore obèse, mais presque. Jackie termine sa douche en hâte et s’enveloppe d’une serviette éponge. Cacher ce corps disgracieux et couverts de bourrelets, le plus vite possible.
Oh elle a essayé de maigrir bien sûr,  les régimes ça la connaît ! Dukan, hyper protéiné, dissocié, Weight Watchers, chrononutrition, substituts… Tout y est passé, rien n’a fonctionné. A chaque échec, son organisme en est ressorti en piteux état sans parler de son moral. Le plus difficile est de
supporter les regards des hommes, ou plutôt l’absence d’œillades que la femme remarque de plus en plus. Et puis merde, pourquoi il y a tellement de sucre et de gras dans les choses qui ont bon goût ?! Éclairs, bonbons, fraisiers, pralinés, opéras, paris-brest, forêt-noire… Tant de calories pour quelques secondes de bonheur, et des années de regrets.

 

 

 

Tranches de vie

 

Maggie a 5 ans. Elle est une petite fille ordinaire, peut-être plus potelée que la moyenne, mais rien d’alarmant. À l’école elle a beaucoup de copines mais peu de copains. Les garçons c’est nul.

Maggie a 10 ans. Elle est une petite fille difficile, a de mauvaises notes en cours et peu d’amis. À la maison comme dans sa classe, elle est très seule. Le divorce c’est nul.

Maggie a 15 ans. Elle est une ado classique en pleine crise existentielle, elle bouffe pour oublier sa peine. Au collège on l’aimait pas et au lycée on l’ignore déjà. La vie c’est nul.

Maggie a 20 ans. Elle est une jeune fille perturbée, qui s’est fait des amis et aimerait les garder. Avec eux elle se sent admirée, ils comblent sa soif d’amour. Les examens c’est nul.

Maggie a 25 ans. Elle est une jeune femme tourmentée, qui se retrouve seule, désertée par ceux qu’elle aimait. Dans sa vie rien ne va, elle réalise tous ses échecs. Être Maggie c’est nul…

 

 

La rejoindre

 

Le vieil homme regardait au dehors, pensif. Devant la fenêtre, des chats se disputaient et il hésitait à mettre fin à ce combat acharné. C’est sa petite-fille qui le fit revenir à l’instant présent. Lui n’appréciait pas ces animaux, mais sa femme les adorait.

- Papy ! À quoi tu penses ? »

Il se tou

rna vers l’intérieur, souriant à l’enfant blonde aux emplis d’innocence.

- À ta grand-mère ma chérie. Comme d’habitude. »

- Ah… Dis, pourquoi elle est partie ? »

- C’est la vie, Sophia. Vois-tu, quand on naît on a tous un temps imparti à vivre et un chemin à suivre. Plus on avance, plus le temps file au point qu’on s’essouffle au bout d’un moment. On fatigue, on titube et on finit par s’éloigner de la route. Mais c’est pour aller dans un endroit encore plus beau. »

- Où ça ? »

- Au Paradis. Là-bas, le temps ne nous fait plus rien, on peut s’amuser toute la journée avec ceux qui ont aussi quitté la vie. C’est un lieu merveilleux. »

- Et c’est là qu’elle est Mamie ? Tu iras aussi ? »

- Oui, ma petite, je pense bien. »

- Elle t’attend alors ? »

- Je l’espère. »

Et il se replongea dans la contemplation de son modeste jardin, réalisant combien le chêne qu’il avait planté à la mort de Marie a poussé. Cela faisait tellement longtemps maintenant.

- Oui, je l’espère sincèrement… »

 

 

Amour

 

Jamais elle n’aurait pu imaginer rencontrer quelqu’un comme lui. Avant elle s’imaginait créer un couple comme à la télévision, avec un homme viril mais aimant, ayant une face cachée qu’elle seule connaîtrait. Oh oui, ce genre de mièvreries était tout à fait sa tasse de thé ! Elle aimait rêver à une romance pleine de rebondissements hollywoodiens, avec des hauts vertigineux et des bas dramatiques. Puis, alors qu’elle ne l’attendait plus, l’homme qui allait changer tout cela arriva. Il n’était pas très grand, ne portait pas d’armure rutilante et n’était pas sur un cheval blanc ; mais ressemblait bien au prince charmant. C’était le meilleur ami qu’elle ait jamais eu. Les sentiments n’ont pas tardé à apparaître, ou peut-être qu’ils avaient toujours été là ? Tout est allé tellement vite… Elle n’avait rien vu venir. Une soirée où elle comptait se changer les idées, chez une amie avec lui, ils tombèrent dans les bras l’un de l’autre. Littéralement. C’était le début un peu théâtral d’une superbe histoire.
 Elle ne pensait pas vivre une telle relation, malgré son imagination débordante elle n’avait jamais fantasmé un amour pareil. Ensemble, ils se sentent mieux que jamais. Sans lui, elle attend impatiemment leur prochaine rencontre, comptant presque les minutes. En le voyant, un immense sourire un peu niais naît instantanément sur son visage. Elle ne se voit pas vivre sans lui, et c’est la plus belle chose qui lui soit arrivée.

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 17:11

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          Il est des personnes qui ne font que passer très furtivement dans notre vie, mais qui marquent notre esprit. J’en ai rencontré tant, et je ne reverrais sans doute jamais la plupart. Mais je n’oublierais pas certaines de ces âmes qui ont touché la mienne. Parfois il suffit de peu, on a passé une mauvaise journée et le sourire du voisin la rend plus belle, le simple fait qu’un inconnu nous aide à monter la poussette dans le bus rehausse notre foi en l’humanité. J’ignore si je suis particulièrement chanceuse ou si les français sont particulièrement généreux. Pour avoir visité d’autres pays, je peux dire que c’est plus une question de personne que de nationalité.

Une des premières personnes qui m’a marquée, c’était il y a 6 ans. J’étais en voyage de groupe et la journée était consacrée à diverses activités. L’une d’entre elle, je ne sais même plus en quoi elle consistait vraiment, m’a mise face à une femme de 40 ans mon aînée. Je ne me souviens plus son nom, mais je me rappellerais toujours notre rencontre. Alors que je relatais une histoire qui m’était arrivée lors de ces vacances et qui m’avait beaucoup troublée, elle était la seule à écouter réellement. Nous avons alors marché toutes les deux, elle m’a dit que mes mots avaient le don de toucher le cœur des gens . Cette remarque m’a profondément émue. J’écrivais déjà mais peu de gens le savaient et je doutais énormément. Cette rencontre était très courte, mais elle m’a réellement saisie…

La personne marquante suivante a traversé ma vie pendant un peu plus longtemps que cette femme. C’était mon professeur de français pendant une année au collège, et il était réputé pour être assez sévère. Malgré ça, il m’a toujours bien notée. Un jour, j’ai enfin osé lui donner mon manuscrit d’une petite vingtaine de pages, et il a décidé d’en faire la lecture à toute la classe. Une fois la gêne passée, j’ai réalisé que tous les élèves semblaient apprécier l’histoire. Plus tard, l’enseignant et moi avons beaucoup discuté de cette graine de roman : il m’a aidé, à souligné toutes mes maladresses, m’a expliqué les bons et mauvais côtés de mon texte… Cet homme m’a fourni beaucoup d’informations cruciales et m’a donné confiance en mon écriture, je lui dois énormément.

Encore quelques années plus tard, je suis allée faire une formation professionnelle à Rouen, autrement dit à 700 kilomètres de chez moi. Je ne suis rentrée qu’un week-end sur quatre mois, j’attendais ça avec impatience… Et le jour J, j’ai réussi à être en retard pour prendre le train, à cause de mes bagages qui pesaient chacun deux tonnes et demi. Alors que mes jambes me lâchaient quand je me rendais au métro bus, deux gitans qui passaient m’ont aidée à porter mes sacs. Sans rien dire, sans même que j’ai pensé à leur demander quoi que ce soit, ils sont venus et ont pris la plus grosse des valises et m’ont vaillamment suivie. Second miracle de la journée, une fois arrivée dans le fameux métro, une jeune fille allait prendre le même train que moi et décida spontanément de m’épauler. Elle courut donc avec moi à la gare, puis jusqu’au bon quai. Le véhicule était déjà là, prêt à partir, alors que j’arrivais à peine. Un groupe de jeunes hommes a retenu la porte ouverte pour moi et mon amie du jour. Ils ont rit à nos remerciements et l’un d’eux nous à mis en garde contre la fougue de ses amis. Pour preuve, deux d’entre eux se sont embrassés sur la bouche. J’ai bien ri, je n’ai pas raté mon train et ai été aidée tout au long de la journée, ce qui m’a mis du baume au cœur.

Plus récemment, avec la création de ce blog, j’ai fais la connaissance de plusieurs personnes partageant cette même passion que moi pour l’écriture. Je pense à Louv’, à Anna, Mony, Esclarmonde, Cathy, Marc, Carole, Cronin, Ratatouille, Cat, Noctamplume, Eva, Allan…et bien d'autres !
À chacun de vos messages, vous m’aidez et me donnez envie de continuer à partager. Merci à tous !

Même si pour la plupart ces rencontres sont éphémères, si ce ne sont que des passages rapides dans ma vie, je ne les oublierais jamais. On ne sait pas à quel point on marque la mémoire des autres, un sourire ou un mot gentil peuvent faire énormément.

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